"L'homme primitif s'est d'abord exprimé par gestes. Pour ses
familiers, ces gestes sont devenus signes. Cette simple genèse se répète
tout au long de l'histoire humaine. Inhérents à l'homme et
complémentaires de son langage oral, les signes gestuels précisent ou
accentuent ce qui est dit. Et l'efficacité gestuelle est si vraie qu'en
certains cas le geste ne se contente plus d'accompagner la parole : il
la remplace."
Signes du corps, du silence et de la nuit.
Le
corps parle. En dehors de toute parole, de toute écriture, c'est à
travers lui que nous exprimons nos sentiments, délibérément ou à notre
insu, et que nous les comuniquons à nos semblables. Le corps humain est
une réalité d'une extraordinaire complexité...
... les petits
hommes, les bébés, s'expriment avec leur corps bien avant de savoir
parler, par leur corps et par certaines manifestations phoniques : cris,
pleurs, plaintes, rires, mais le premier sourire tant attendu est bien
un geste, tout comme l'agitation que provoque l'insatisfaction ou la
colère...
... l'enfant apprendra le langage du corps peu à peu, en
même temps d'ailleurs que ce système de signes verbaux qu'est sa langue
maternelle..."
Source : Georges Jean "Langage de signes, l'écriture et son double." Découvertes Gallimard
sábado, 26 de mayo de 2012
lunes, 7 de mayo de 2012
sábado, 5 de mayo de 2012
lunes, 30 de abril de 2012
Lepetitjournal.com continue sa série
sur les couples mixtes. Célèbres, ou encore inconnus, historiques ou
contemporains, ils ont en commun d'avoir choisi comme partenaire un
étranger. Aujourd'hui découvrez une passion épistolaire où la réalité
rejoint la fiction romanesque. Si, sur les bancs du collège, la prose de Balzac a parfois un effet soporifique, ses 4.000 pages de correspondance ont pourtant enflammé le cœur d'une belle aristocrate polonaise. [archives 2011]
"Je me suis plu à vous comprendre parmi les restes presque toujours malheureux d’un peuple dispersé [...] Ces pauvres exilés ont tout en eux, dans la voix, dans le discours, dans les idées, un je ne sais quoi qui les distingue des autres [...] et, compatriotes d’une terre inconnue mais dont les charmes se reproduisent dans leurs souvenirs, ils se reconnaissent et s’aiment au nom de cette patrie vers laquelle ils tendent'. Dès le début de leur correspondance, Balzac reconnaît en Ewelina Hańska, jeune et fortunée aristocrate polonaise, sa compatriote spirituelle. Elle est mariée à un homme beaucoup plus âgé, et s’ennuie dans son château de Wierzchownia en Ukraine. À cause de l’éloignement, mais aussi du statut de femme mariée de Mme Hańska, les amoureux devront patienter avant de pouvoir se rencontrer.
"Il
y a bien longtemps que j’aurais voulu vous demander votre portrait,
s’il n’y avait pas eu je ne sais quelle injure dans cette demande. [...] Je ne le veux qu’après vous avoir vue".
Ils se voient pour la première fois en Suisse au bord du lac de Neuchâtel, dans les derniers jours de septembre 1833. Coup de foudre ! Elle porte ce jour-là une robe couleur pensée. Ce sera la couleur fétiche de Balzac durant toute sa vie.
Il devient son amant en février 1834. Elle devient son égérie, sa muse, son inspiratrice. Il a 33 ans, elle en a 28. Ils se séparent à contre-cœur mais continuent à s’écrire. De 1834 à 1841, pendant huit années, ils s’écriront mais ne se verront pas. Elle attend la mort de son mari pour être libre. Il travaille comme un forçat, publie livre sur livre, vit au-dessus de ses moyens et cache ses aventures avec des femmes de passage.
Le comte Hański meurt en 1841, mais deux longues années s’écouleront avant que les deux amants ne se revoient, pour deux mois seulement, à Saint-Petersbourg. Balzac adresse lettre sur lettre à sa "chère chérie" :
"Oh ! Combien je désire ardemment d’aller vous revoir ! Mais combien j’attends de vos nouvelles ! Je suis effrayé, maintenant que vous êtes libre, de ne pas avoir de vos nouvelles, après une lettre où vous me dites que vous êtes malade ! [...] Adieu, ma chère chérie ; à bientôt. Je vais essayer de travailler et, comme les enfants, j’ai commencé par une prière ou, comme les poètes, par une invocation [...]"
En
1845 et 1846, Balzac et Ewelina voyagent en Allemagne, en France, en
Hollande, en Belgique, en Italie, en Suisse ; ils rattrapent le temps
perdu. Hélas, Balzac ne sera jamais père : l’enfant de leur union dont
il parle avec tant d’espoir dans ses lettres ("Sois mille fois
bénie, toi et Victor-Honoré. Je travaille pour nous, et c’est là le
principe de cette force et de cette jeunesse que je me sens") meurt
à la naissance, en novembre 1846. Finalement, Madame Hańska retourne en
Ukraine, et cette fois-ci c’est Balzac qui viendra la rejoindre.
Une bouda (petit attelage en osier) le conduit au château de Wierzchownia, situé en pleine campagne. Balzac, petit-fils d’un paysan du Tarn, est impressionné par les paysages : "Les vraies steppes, […] le désert, le royaume du blé, la prairie [...] et son silence", mais aussi par la vaste demeure remplie de domestiques, de cuisiniers, de serviteurs, "une espèce de Louvre, de temple grec doré par le soleil couchant".
Pour
Honoré et Ewelina, ce sont des jours heureux : ils rendent visite à la
famille de Madame Hańska, voyagent, discutent, écoutent du Liszt ou du
Chopin joué le soir au château par Anna, la fille d’Ewa. Balzac, comme à
son habitude, travaille beaucoup. Après un bref retour à Paris où il
assiste à la révolution de février 1848 et aux funérailles de
Chateaubriand, l’écrivain retourne à Wierzchownia.
L’idée du mariage se concrétise, comme pour faire écho à la prémonition de l’écrivain :
"Il n’y a que dans ce pays que les mirages prennent vie". Le temps presse car sa santé se dégrade de jour en jour, le diabète provoquant des malaises cardiaques de plus en plus fréquents. Le 14 mars 1850, dans le froid et sous une pluie fine, les cloches de l’église Sainte-Barbe annoncent aux habitants de Berditchev un heureux événement. Installé dans la berline qui les conduit à l’église, Balzac se plaint à la future mariée : "Mon pauvre loup-loup, je mourrai avant de vous avoir donné mon nom !".
Nous sommes en France en 1832. Un écrivain prometteur
qui connaît déjà un début de succès reçoit la lettre d’une admiratrice
se faisant appeler "Étrangère". La lettre est enflammée, et l’inconnue
semble possédée par une admiration sans bornes à l’égard du jeune
auteur : "...votre génie me semble sublime mais il faut qu’il
devienne divin…Vous êtes un météore lumineux… Vous avez en peu de mots
tout mon être, j’admire votre talent, je rends hommage à votre âme ; je
voudrais être votre sœur…".
Ce vœu pieux ne sera pas exaucé ; en revanche, une histoire d’amour
tumultueuse naîtra entre les deux êtres. La belle Polonaise, Ewelina Hańska, entrera dans la vie d’un des plus grands écrivains français, Honoré de Balzac, puis dans l’histoire de la littérature. "Je vous aime, Inconnue".
C’est ainsi que se termine la première réponse écrite de Balzac à Mme
Hańska. C’est le début d’une relation qui durera 18 ans, ponctuée
d’attentes, d’espoirs, de rencontres et surtout d’innombrables lettres."Je me suis plu à vous comprendre parmi les restes presque toujours malheureux d’un peuple dispersé [...] Ces pauvres exilés ont tout en eux, dans la voix, dans le discours, dans les idées, un je ne sais quoi qui les distingue des autres [...] et, compatriotes d’une terre inconnue mais dont les charmes se reproduisent dans leurs souvenirs, ils se reconnaissent et s’aiment au nom de cette patrie vers laquelle ils tendent'. Dès le début de leur correspondance, Balzac reconnaît en Ewelina Hańska, jeune et fortunée aristocrate polonaise, sa compatriote spirituelle. Elle est mariée à un homme beaucoup plus âgé, et s’ennuie dans son château de Wierzchownia en Ukraine. À cause de l’éloignement, mais aussi du statut de femme mariée de Mme Hańska, les amoureux devront patienter avant de pouvoir se rencontrer.
Ils se voient pour la première fois en Suisse au bord du lac de Neuchâtel, dans les derniers jours de septembre 1833. Coup de foudre ! Elle porte ce jour-là une robe couleur pensée. Ce sera la couleur fétiche de Balzac durant toute sa vie.
Il devient son amant en février 1834. Elle devient son égérie, sa muse, son inspiratrice. Il a 33 ans, elle en a 28. Ils se séparent à contre-cœur mais continuent à s’écrire. De 1834 à 1841, pendant huit années, ils s’écriront mais ne se verront pas. Elle attend la mort de son mari pour être libre. Il travaille comme un forçat, publie livre sur livre, vit au-dessus de ses moyens et cache ses aventures avec des femmes de passage.
Le comte Hański meurt en 1841, mais deux longues années s’écouleront avant que les deux amants ne se revoient, pour deux mois seulement, à Saint-Petersbourg. Balzac adresse lettre sur lettre à sa "chère chérie" :
"Oh ! Combien je désire ardemment d’aller vous revoir ! Mais combien j’attends de vos nouvelles ! Je suis effrayé, maintenant que vous êtes libre, de ne pas avoir de vos nouvelles, après une lettre où vous me dites que vous êtes malade ! [...] Adieu, ma chère chérie ; à bientôt. Je vais essayer de travailler et, comme les enfants, j’ai commencé par une prière ou, comme les poètes, par une invocation [...]"
Une bouda (petit attelage en osier) le conduit au château de Wierzchownia, situé en pleine campagne. Balzac, petit-fils d’un paysan du Tarn, est impressionné par les paysages : "Les vraies steppes, […] le désert, le royaume du blé, la prairie [...] et son silence", mais aussi par la vaste demeure remplie de domestiques, de cuisiniers, de serviteurs, "une espèce de Louvre, de temple grec doré par le soleil couchant".
L’idée du mariage se concrétise, comme pour faire écho à la prémonition de l’écrivain :
"Il n’y a que dans ce pays que les mirages prennent vie". Le temps presse car sa santé se dégrade de jour en jour, le diabète provoquant des malaises cardiaques de plus en plus fréquents. Le 14 mars 1850, dans le froid et sous une pluie fine, les cloches de l’église Sainte-Barbe annoncent aux habitants de Berditchev un heureux événement. Installé dans la berline qui les conduit à l’église, Balzac se plaint à la future mariée : "Mon pauvre loup-loup, je mourrai avant de vous avoir donné mon nom !".
Honoré de Balzac réussit à épouser Ewelina Hańska. Il
ne mourra que 5 mois plus tard à son domicile rue Fortunée à Paris
(aujourd’hui rue Balzac), après un voyage épuisant de près d’un mois. Il
sera veillé par Victor Hugo qui annoncera, juste avant sa mort : "Messieurs, l’Europe va perdre un grand esprit", et par Ewelina de Balzac qui "était toute sa vie".
Anna Kryst (www.lepetitjournal.com/varsovie.html) mercredi 6 juillet 2011
A relire : ETRANGER, MON AMOUR (1) - Marie et Pierre
domingo, 29 de abril de 2012
Le défi des enfants bilingues Barbara Abdelilah-Bauer, éditions La Découverte. 196 pages, 16€.
Un enfant bilingue ? Quelle chance ! Dans un monde où une seule langue ne suffit plus aujourd’hui pour la réussite professionnelle, le bilinguisme donne envie aux monolingues qui y voient un tremplin pour réussir dans la vie, avoir une belle ouverture d’esprit et une grande richesse intérieure – la preuve avec les nombreux cours d’éveil à l’anglais (majoritairement) proposés dès le plus jeune âge. Pourtant, la vie d’un enfant bilingue – et de ses parents – n’est pas aussi rose qu’il n’y parait. Car les mythes, les a priori, les idées reçues négatives sont nombreuses dans ce domaine. Un parent témoigne par exemple sur le forum de www.enfantsbilingues.com : "Tout le monde rêve d’être bilingue, mais je n’aurais jamais imagine que ce soit aussi difficile".
Car les parents qui choisissent ou imposent cet enseignement à leurs enfant se sentent concernés par leur l’appartenance culturelle... Le langage, loin d’être isolé, est en lien avec un environnement et un contexte (par exemple "chaque langue s’accompagne d’une gestuelle différente"). L’enfant bilingue va-t-il se sentir à l’aise partout ou nulle part ? Par ailleurs, le bilinguisme est certes un défi pour les enfants concernés, mais aussi pour les parents, surtout pour celui dont la langue est minoritaire.
Minoritaire dans le couple… voir dans l’opinion publique ? Tous les bilinguismes ne sont pas vus de la même façon. Ceux dits "d’élite" concernent le français, l’allemand et l’anglais (pays symboles de puissance économique), et "rendraient les enfants plus intelligents, alors que les autres enfermeraient les enfants dans un ‘handicap’ !". Surtout lors de la scolarisation, le bilinguisme est souvent accusé injustement de nombreux maux effaçant alors tous les autres facteurs… Or les parents récemment arrivés en France (ou francophones expatriés dans un autre pays) n’ont en général pas d’autre choix que de compter sur l’école pour transmettre une bonne connaissance de la langue du pays à l’enfant. Il a cependant été démontré que le bilinguisme aurait des conséquences positives sur la créativité, et sur la sensibilité communicative.
Répertoriant toutes les sortes de bilinguisme, par choix ou par nécessité, cette nouvelle édition est très complète, navigant entre observations, analyses et conseils pour bien vivre en plusieurs langues, voire pour réussir à maintenir le cap. L’objectif de cet ouvrage est d’abord de dévoiler la réalité des bilingues ou des multilingues, leurs nombreux profils et destins, de leur donner la parole, et surtout, de démontrer qu’il ne s’agit pas de la "pollution" d’une langue sur l’autre. Un pas en avant pour encourager à voir le bilinguisme et le multilinguisme comme un "sacré cadeau", comme le dit un papa a propos de "cette chance insolente d’être bilingue, et surtout, d’être biculturel" : "Les enfants bilingues ou biculturels d’aujourd’hui seraient-ils les adultes tolérants et ouverts à la différence de la société de demain ?".
Source : "Le Petit Journal" www.lepetitjournal.com
sábado, 17 de marzo de 2012
sábado, 3 de marzo de 2012
CURSOS 2012
Cursos de Francés regulares e intensivos.
Preparación de viajes.
Francés para empresas.
Talleres de Conversación y Escritura creativa.
Preparación DELF / DALF según criterios del CECR.
Preparación DELF / DALF según criterios del CECR.
Inglés a través de la música.
ESPAÑOL PARA EXTRANJEROS.
-Traducciones-
(598) 2 709 76 33
becass@adinet.com.uy
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